Avant la course j’appréhende un peu, 25 000 coureurs… Mais ça fait quoi 25 000 coureurs, j’ai du mal à me rendre compte. A chaque fois que j’ai fait une course il y avait dans les 600 personnes. J’ai un peu peur de me faire écraser…

IMG_20141003_181712

Vers 8h30 on rejoint les sas, direction le sas 47′ pour moi. Pour commencer pendant 30minutes on profites des gaz d’échappement du groupe électrogène servant à alimenter la sono, j’ai déjà la gorge en feu avant de courir. Pendant ce temps une fille essaie de nous entrainer pour l’échauffement, personne ne participe, de toute façon on ne l’entend pas parler et on la voit à peine. Je commencerai donc à courir sans m’être vraiment échauffé… pas terrible. En plus de ça j’ai soif, et je sais pas pourquoi mais je le sens pas ce 10km.
D’un coup on se rend compte que le coup d’envoi a été donné et que les premiers sont déjà sur le pont, rapidement on commence à avancer. Finalement on part 6minutes à peine après le coup d’envoi, moi qui pensait devoir poireauter 20minutes je suis contente!

A mon grand étonnement ça ne part pas si vite que ça, personne n’essaie de me marcher dessus pour me doubler. Du coup je doute, si ça se trouve c’est moi qui part trop vite !!
Au fur et à mesure que les kilomètres s’écoulent j’entends biper les autres coureurs, même pas besoin de jeter un œil à ma montre. Par contre il fait chaud, je me suis fait avoir la météo annonçait un temps pourri, il semblerait que ça ne soit pas le cas !


Arrive le premier moment tant redouté : le tunnel de la Croix Rousse. 1,7km de tunnel, le rêve absolu de tout coureur n’est ce pas ? Je l’ai déjà fait 2 fois à l’entrainement, c’est long et c’est chiant… Mais au final ça passe plutôt bien, mon cerveau est occupé par le doublet je double/ je me fais doubler du coup j’oublie de tunnel.
Sortie du tunnel, une petite monté, rien du tout mais juste ce qu’il faut pour me ruiner les jambes.
Ravito, j’entends deux petites filles dirent « J’arrive pas à enlever les bouchons sur les bouteilles », tant mieux moi je le veux ce fichu bouchon. Pas d’abricots sec cette fois-ci, j’ai perdu assez de temps à cause d’eux au 10km de l’horloge !

D’un coup un mec hurle dans un mégaphone : « Le 10km, serrez à droite ». A merde ! J’ai du louper l’embranchement, obliger de passer sous la rubalise pour reprendre le bon trajet.
Encore une monté, encore une petite, mais elle aussi fait mal au jambe.
Au 7ème km après un détour poubelle j’évite de peu le choc frontal avec un photographe. Le parcours débouche sur les quais du Rhône, j’aperçois au loin la deuxième épreuve de ce 10km : une trémie, qui dit trémie dit descente, qui dit descente dit monté de l’autre côté. CQFD. Je fais la descente la mort dans l’âme sachant ce qui m’attend derrière.
Je galère pour cette dernière monté, du coup je perds complètement mon rythme. En plus vu que le parcours fait une épingle on croise les coureurs qui viennent en sens inverse et je n’arrive pas à voir le bout de la ligne droite, là où on fait demi-tour.
Je croise le panneau 9km, quoi déjà ??? mais mais… Je n’arrive pas à reprendre un bon rythme, je me dis que je suis quasi au bout qu’il faut que je donne tout, mais rien ne vient. Et puis 300mètres avant l’arrivé un mec me tape dans le dos, »Allez accroche toi !  » et il part en sprint. Je le suis, enfin sur 12mètres, mais il m’a quand même redonné la patate, j’arrive à griller quelques coureurs. Je vois même mon chef juste devant, mais bon ça le fait pas de doubler le chef, parce que après niveau augmentation… bref je m’arrêterai ici à 10secondes du chef.

IMG_20141005_160224

J’ai terminé en 48’14 ». Soit 30secondes de moins que mon record précédent, comme par hasard pile poil le temps nécessaire pour mâcher 2 abricots secs. 😀
J’ai un peu l’impression d’avoir survolé ce 10km, comme si j’avais été là sans être là, je suis partie et arrivée, ce qui s’est passé entre est un peu flou, une suite de zig zag entre les coureurs… Je n’ai pas ressenti l’euphorie que je ressens d’habitude pendant une course, il manquait quelque-chose.

 

Publicités