Pour mon premier dossard de l’année 2015 j’ai choisi une course pas trop loin de chez moi dans la ville de St- Priest. Au tout début j’avais pour objectif de courir mon premier semi-marathon lors de cette course, et puis entre temps j’ai gagné un dossard pour celui de Paris le 8 mars. Deux semi-marathons en l’espace de 3 semaines, j’avais un peu peur que ça fasse trop pour mes petites jambes, j’ai donc préféré faire le 10km des foulées.
IMG_20150214_155335Oui mais ça c’était avant, depuis 15 jours j’avais mal au dos, au genou, au nerf sciatique, ma pratique sportive se résumait à RIEN, bref à défaut d’y aller préparée j’y allais reposée…

Samedi matin je fais une sortie « test », juste pour voir si je suis capable de courir. Je claudique un peu au début, puis ma foulée s’améliore, je ressens une légère douleur mais rien d’insupportable. Après 6,7km je m’autorise à participer au 10km du lendemain.

Dimanche matin 6h30 : Comme toujours au réveil, la sempiternelle question : « mais qu’est ce qui m’a pris ? »
Pendant le petit dèj je rumine mes pensées, soudain je me rappelle d’un détail : l’an dernier j’avais hésité à m’inscrire aux foulées San-Priotes pour mon tout premier 10km. (Je leur avais finalement préféré celles de Villeurbanne.) Mais je me rappelle quand même d’un article de blog d’une fille qui avait fait le 10km de St-Priest l’an dernier, en fait je me rappelle surtout qu’elle avait dit que ce n’était vraiment pas plat.
Pas moyen de retrouver son blog, je me rappelle juste que c’était le titre d’une chanson de Kasabian mais je sais plus laquelle… Je pars donc aux foulées avec un léger doute sur la platitude de la course.

Pour être sûre d’avoir de la place et de pouvoir repartir tranquillement je me gare un peu loin du départ de la course. Et puis c’est parfait pour l’échauffement !
Arrivée sur le lieu de départ je me rends compte que je vais être obligée de faire une pause technique avant le départ sinon ça va mal se passer. Comme prévu il y a la queue, mais ça avance vite. Je dépanne une coureuse en manque d’épingle à nourrice et hop je me place en fin de peloton pour démarrer tranquille(en boitant…).
Alors qu’on attend le départ, d’énormes gouttes de pluie commencent à tomber, « oh mon dieu si c’est comme ça tout le long ça va être l’horreur ». Mais heureusement au bout de 30secondres plus de pluie.

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Le départ est donné, ça marche, ça piétine, ça bouchonne. Je peux boitiller en toute discrétion, au bout de 500mètres ça commence à aller mieux, je cours à peu près normalement, sans trop de douleur.
Après quelques minutes je pense naïvement « Finalement il a l’air peu près plat ce 10km ! J’ai dû confondre ! », un coup d’œil à ma montre : 1.6km, c’est peut-être un peu tôt pour me réjouir.
Effectivement la première montée se manifeste juste après, pas trop méchante, je survis bien et double pas mal de monde.
Aux alentours du 4ème km je commence à prendre un bon rythme, peut-être que finalement ça va le faire, je n’ai pas trop mal et ça ne monte pas trop, le top !
Mais voilà qu’une nouvelle montée se présente, je souffre un peu, il faut que je ralentisse mon rythme si je veux survivre.
Je dépasse le ravito, chope un verre d’eau au passage, une gorgée et hop je le jette dans les poubelles posées juste à côté du stand. Mais pourquoi mettent-ils les poubelles aussi près ?! Elles seraient beaucoup mieux 50 mètres plus loin, là même où se trouve concentrée la quasi totalité des gobelets abandonnés par les autres coureurs…
Je commence à être fatiguée, je vois la bifurcation pour le circuit du 5,8km, j’aurais dû m’inscrire au 5,8km, pffuuu.
J’essaie de me raisonner, aller plus que 4km, c’est rien ! C’est le moment que choisi une énième petite montée pour apparaitre au loin. J’aurais dû bifurquer !

Avant la montée ça descend légèrement, mais je sais de source sûre que prendre de l’élan ne m’avancera à rien ( 😀 )
Le parcours longe l’autoroute, les voitures s’amusent à klaxonner pour nous encourager, c’est sympa mais… ça pue.
Un mec me double avec des chaussures jaunes fluos, des Hoka, ça me fait penser à Coco, du coup je le suis. Miraculeusement je me sens plutôt bien, j’en ai encore sous le pied, mais la peur d’une montée supplémentaire m’empêche de trop accélérer. (RAISONNABLE c’est le mot-clef ! )
La course se poursuit par un faux plat assez long, je commence à me sentir frustrée par ce parcours. J’aime courir vite, c’est pas compliqué pourtant !!
Au 9ème kilomètre, je me dis que c’est maintenant ou jamais, au diable les hypothétiques futures montées : j’accélère. Le parcours se termine en descente (oh miracle) mais dans un champ (WTF ?). Entre mes Mizunos et les brins d’herbe ça n’a jamais été l’amour fou, j’essaie d’accélérer tout en restant debout, exercice périlleux mais néanmoins essentiel à ma performance.
Enfin mes baskets accrochent un morceau de bitume, c’est reparti, la machine est bien lancée, je double telle une fusée les concurrents du 21km et passe le portique comme un boulet de canon.
Je marche un peu, on me tend une rose rouge, je marche encore, la sono m’arrache les oreilles. Bordel mais il est où se ravito ?! D’autre concurrent hagard semblent aussi perdu que moi. On a l’air malins à errer avec nos roses à la main. Mon cerveau fini par reprendre le dessus et m’informer que le ravito est probablement dans le gymnase, je l’aime pour ça mon cerveau, il est toujours là avec ses bonnes suggestions. Il met parfois un peu de temps à réagir mais je l’aime quand même.
Je récupère un verre de coca et mon « casse-croute » et hop direction la voiture. C’était une super idée de se garer loin pour l’échauffement, mais pour le retour c’est beaucoup moins bien. Bien-sur mon cerveau a fait la sourde oreille à tous les reproches que j’ai pu lui adresser pendant les 10minutes qu’il m’a fallu pour rejoindre ma voiture.

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C’est bien la première fois que je termine un 10km aussi bien, j’ai même pu faire un sprint final ! Temps officiel : 51’59. C’est presque 4minutes de plus que mon RP mais je suis plutôt contente de mon temps au vu des circonstances !

Par contre niveau douleur l’après-midi fut une catastrophe, poser le pied par terre a été à chaque fois un vrai calvaire. Depuis la douleur a mystérieusement disparue, j’espère qu’elle ne reviendra pas avant la prochaine épreuve : le semi de Paris le 8 mars !

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