T-Shirt SemiParis

7h32 : je me réveille en panique, putain j’ai loupé le réveil !!! Ah non en fait il est prévu pour 8h. Je ne me suis jamais levée aussi tard un jour de course moi…

9h30 : on est dans le métro, un énergumène dort à côté de moi, quand il ronfle on dirait qu’il ronronne, c’est vraiment trop mignon. En plus le félidé a de la gerbe plein son blouson, c’est sympa ce genre de rencontre matinale.

9h45 : Le métro se rempli petit à petit de runners, tous ont des chaussures propres, voir flambant neuves (?). Je ne me sens pas trop à l’aise avec mes Mizuno toutes cracra, d’ailleurs il n’y a quasiment pas de Mizuno dans mon wagons, ils ne savent pas ce qu’ils loupent…

Village départ SemiParis

10h20 : on arrive sur les lieux du départ, c’est mort pour tenter de me taper l’incruste dans le sas vert. (En m’inscrivant je n’étais pas trop sûre de mes capacités et j’ai pris le sas 2h (gris))Le hic c’est que le sas gris est annoncé avec un départ à 11h05, si il y a du retard et sachant que mon train est à 14h55 j’ai peur que ce soit juste, du coup je voulais essayer de partir avec le sas précédent.

10h30 : j’abandonne mes supporters et prends la direction du sas gris. Ça bouchonne, je gruge, je gruge, une fois dans le sas les gens s’arrêtent, moi pas. Je gruge et je re-gruge. A force de dépasser tout le monde, je fini par me retrouver à 5 mètres de la ligne de départ, perfect !

Départ SemiParis
11h05 : Le départ est donné pile à l’heure, à ce moment-là je me doute bien que le tout premier vient tout juste de franchir la ligne d’arrivée, mais le speaker n’en parle pas.

Je pars doucement, je me force à rester bloquer à une allure de 5’30. En plus je n’ai pas pu m’échauffer avant le départ.

Les 5 premiers kilomètres passent tranquillement, l’avantage de partir dans l’un des derniers sas c’est que la vitesse des autres correspond à la mienne et je ne suis pas tentée de suivre une fusée.

Je jette un œil à ma montre 27min, pour 5km c’est pas excellent mais il y en 16 qui m’attendent derrière.

Au 6ème kilomètre on croise le premier ravitaillement, que je snobe, après tout je n’ai pas soif. Je file donc tout droit et là un autre coureur me tend une bouteille « Tiens ils m’en ont donné deux! », prise au dépourvu je la garde, elle sera ma seule compagnie pendant les 10km qui vont suivre.

On arrive place de la bastille, le chemin se resserre et ça ralentit un peu. En plus y’a plein de gens qui traversent n’importe où. Allez-y la petite famille avec les 3 gosses en vélo c’est pas dangereux du tout…

J’arrive au 10ème kilomètre toujours très sereine, peut-être trop, mais je sens quand même que la douleur à la jambe est toujours là, légère mais bien présente.

Au 13ème se présente une côté, attention je n’ai pas dit une grosse côte, juste une côte, qui monte un peu mais surtout qui monte longtemps. On repasse par la Bastille et deuxième ravito, que je snobe encore une fois, j’ai toujours ma bouteille de toute manière.

Je tape dans les mains de nombreux enfants sur le bord du parcours, c’est vrai qu’il y a du monde pour nous encourager. Certains cris les noms écris sur les dossards, sur le mien il n’y a rien donc je cours seule au monde (enfin avec ma bouteille et c’est tout).

Ensuite c’est toujours tout droit, je dis ça parce que je ne me rappelle pas vraiment de choses notables sur ce parcours. Au final courir à Paris c’est comme courir dans n’importe quelle ville, les bâtiments s’enchaînent…

Au 3ème ravito je sens que j’ai besoin d’un peu de pep’s, je choppe un quartier d’orange, bordel qu’est-ce que c’est bon un quartier d’orange ! Une dernière gorgée d’eau et ma bouteille adorée rejoint ses copines dans une poubelle. Merci pour ce moment.

Juste après mon fan club m’attends, juste après passer j’entends l’homme râler « oh non mon téléphone à planter »… c’est mort pour les photos !

On en est au 17ème kilomètre, il y a de plus en plus de gens qui marchent. Je zig-zag entre eux, tout en essayant de rester un maximum à l’ombre. A ce moment-là je ne rêve que de deux choses, troquer mon legging contre un micro-short et retrouver mon ami la bouteille d’eau !

Juste avant le 18ème kilomètre les pompiers nous doublent puis s’arrêtent un peu loin, une fille est étendue sur le sol et elle hurle, vraiment très fort. Je ne sais pas ce qu’il lui est arrivé mais ça faisait vraiment peur.

Au 19ème j’ai toujours cette fille en tête, j’ai du mal à rester concentrée sur ma course. Heureusement je double un mec déguisé en tour Eiffel, je ne sais pas comment il a fait pour courir 21km comme ça lui. Il avait dû perdre un sacré pari !!

Je commence à en avoir marre de courir, j’aperçois au loin le panneau 20km, je m’auto-encourage « allez Cocotte plus que 7 minutes maximum ! »

Y’a vraiment beaucoup de gens qui marchent, j’ai l’impression que beaucoup d’entre eux sont parti sur ce semi, pour le fun, sans s’entraîner… Comme si faire un semi était une simple promenade de santé. C’est beau l’engouement pour la course à pied, mais bon il ne faut pas oublier qu’il y a toujours des risques… Alors bien sur je l’ai fait en étant un peu blessée, mais je pense quand même avoir essayé de bien me préparer pour que les choses se passent aux mieux.

Je passe la ligne d’arrivé comme le reste de l’épreuve : tranquille, juste parce que j’avais peur qu’en forçant trop je me refasse mal à la jambe. Mais bon en faisant un semi tranquille j’arrive à le boucler en 1h55 alors je me dis que ça me réussit plutôt bien le côté « tranquille » 😀

Médaille SemiParis

Après la ligne d’arrivée il faut marcher, marcher, marcher… Mais il est où ce ravitaillement ! J’hésite presque à me remettre à courir pour avoir ma poignée de bananes séchées plus vite ! Après une éternité des bénévoles nous tendent un paquet bleu, cool ça se mange ?? Non, c’est une cape de pluie… Super il fait 18°C en plein soleil ils auraient peut-être plutôt dû prévoir des casquettes ! (Oui je sais la météo, les aléas, toussa). Je récupère ma médaille et enfin le sacro-saint ravitaillement ! Y’a pas beaucoup de choix mais ça fera l’affaire. Dans toutes ces victuailles on récupère une micro bouteille de sirop. Une fille boit directe à la bouteille et la jette par terre en gueulant « Mais c’est trop sucré ce truc ! ». C’est quoi qu’elle n’a pas compris dans « sirop » elle ?

Si je devais le refaire je le ferais avec une vraie prépa, sans blessure pendant le mois précédent. Je le ferais aussi sans les 15kms de marche dans Paris la veille. Je le ferais sans la tartiflette, les bières, le burger et la méga pizza les jours précédents. Tant qu’à faire je m’arrangerais pour que ça tombe sur une bonne semaine (rapport à ce que je suis une fille et que des fois j’ai mal au ventre). Si je devais le refaire je reprendrais un sas un peu sur la fin, parce que c’est plus peinard, les gens sont moins sur les dents (et puis on peut se lever plus tard !!). Si je devrais le refaire je m’échaufferai avant, je déteste partir à froid. Si je devais le refaire je le referais plus proche de chez moi, parce que j’aime bien dormir dans mon lit quand même. Si je devais le refaire j’éviterais d’aller au don du sang juste une semaine avant, parce que mine de rien ça fatigue ! Si je devais le refaire j’écrirai mon nom sur mon dossard, parce que les encouragements ben ça encourage (^^). Si je devais le refaire je ne m’arrêterai qu’au dernier ravitaillement. Et surtout si je devais le refaire j’essaierai d’aller plus vite !

 

 

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