Pour ce lunchRun j’avais prévu de tester mes nouveaux engins spécial trail : les peregrines 5 de Saucony. Une petite sortie gentillette, sans trop de goudrons pour éviter d’user mes beaux crampons. Si on m’avait dit un jour que je me poserai des questions sur l’usure de mes crampons je crois que j’aurais bien ri.

Saucony Peregrine

Jolie programme, mais c’était sans compter sur le fait que j’allais croiser 3 collègues qui m’ont proposé de me joindre à eux « pour une petite boucle de 10km ».
J’hésite un peu, ça devait être juste entre elles (mes chaussures) et moi cette sortie, la rencontre de 3 inconnus n’entrait normalement pas en compte (je viens d’arriver dans la boite je ne connais personne)

Mais finalement je ne sais pas qu’elle mouche m’a piquée puisque j’ai accepté.
On part direct sur une partie assez roulante, pas très agréable. Rapidement le décor se pose, il y en a un qui se prépare pour un marathon dans 3 semaines, un qui court les 35k du LUT puis un trail de 85km et le 3ème qui fait des ultras. Putain mais qu’est-ce que je fous là moi !!!
J’essaie de garder bonne figure, dans ma tête je me répète de ne surtout pas respirer trop fort, avoir l’air sereine et c’est tout. C’est pas le moment de flancher Cocotte !
Au bout de 2km je commence à me dire que ça ira, le rythme est cool. C’est le moment que choisi l’un des gars pour me montrer une église au loin « on va aller jusque là-bas ».
What?? Mais genre c’est super loin et surtout (et c’est ce point la qui m’inquiète vraiment) c’est super haut.
J’ai des sueurs froides rien que d’y penser.

On continu « tranquille », je tiens bien le coup. Je ne sais pas s’ils m’attendent délibérément mais en tout cas ça va à peu près.
Et puis on arrive à la « petite côtelette » comme ils l’appellent, une petite côte de rien du tout, tu te prends juste 80 mètres de dénivelé dans la gueule en un rien de temps. Je tousse, je suffoque, la loutre asthmatique s’est encore glissée dans ma gorge. Je me rassure comme je peux : »Allez au virage c’est sure c’est fini ». En fait non, après le virage ça grimpe encore, tellement même qu’une passante m’encourage ! Je marche sur 2 mètres puis je repars tout doucement. Enfin, le Graal, j’aperçois l’église. Alléluia. Je crois bien que je n’ai jamais été aussi contente de voir une Eglise !

Avec eux pas de pause photo pour faire style je récupère l’air de rien, non les mecs ne récupèrent pas. Et hop on redescend de l’autre côté.
Au début j’y vais doucement dans la descente, mais rapidement je me rends compte que si je ne veux pas me faire distancer il va falloir que je me laisse aller. Je n’aime pas trop ça, trop peur de tomber.

Et ça descend, encore et encore. Je lâche naïvement une phrase d’anthologie « Oh ben finalement on a bien fait de le faire dans ce sens la parce que sinon ça aurait vachement monté ! « . « Attends ça monte un peu après ». J’en suis encore à me demander ce qu’il a voulu dire par « un peu » quand on arrive en bas de la-dite côte. Bon elle est moins grande que la première, mais ça reste une belle « côtelette ».
On revient au boulot avec un total de 9.75km en un peu moins d’une heure. Je suis plutôt fière d’avoir tenu le coup, a priori je ne les ai pas tant ralentis que ça puisqu’ils ont estimés le temps final comme correct.
Saucony  Peregrine
En tout cas une chose est sûre : je ne l’aurais JAMAIS fait toute seule !

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