A l’école de journalisme il y a deux sections.
Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de la 2ème. Celle où on apprend aux élèves que tout ce qui plait aux femmes c’est les chaussures et le vernis à ongles. Celle où on leur dit qu’une femme ne peux pas faire quelque chose dans sa vie si une égérie analphabète quelconque ne l’a pas fait avant elle. On y apprend aussi qu’une femme pense pendant 95% du temps à maigrir, les 65% restant elle culpabilise parce qu’elle n’a pas mangé de salade à midi.

Si y’a un truc pour lequel la femme ne culpabilise pas c’est sur son temps, d’ailleurs on enlève facilement 20 minutes à un temps de parcours, comme aux heures de boulot.

Dans cette section on nous apprend à souligner l’importance des photos de mode, il suffit d’une paire de baskets pour éradiquer la faim dans le monde.

Et surtout, et c’est bien là le point le plus important de tout cet enseignement de la 2ème section : il ne faut pas oublier de citer dans chacun de ses articles un personnage historique qui s’est battu pour la cause féminine. Pour donner un peu de valeur ajouté à son article, faire croire qu’il y a eu une recherche. Et surtout on ne se privera pas de remercié cette personne pour le grand pas en avant qu’elle a provoqué dans l’industrie cosmétique (Waterproof) parce que ça c’est une véritable avancé qui mérite d’être soulignée.

Grâce à cette section à fort valeur ajoutée, on arrive à nous pondre des articles comme celui-là.

http://www.lexpress.fr/styles/forme/running-belle-en-toutes-circonstances_1662285.html

Admirer le travail remarquable qu’a fait l’auteur pour inclure tous les clichés qu’on lui avait enseigné durant sa scolarité. Elle (ou il d’ailleurs peu importe la deuxième section n’est pas unisexe contrairement à ses sujets) a produit ici un exercice de style remarquable.

Cette deuxième section n’existe peut-être que dans ma tête, mais à l’heure actuelle je ne vois pas de meilleures explications face à un article aussi rétrogradant que celui que j’ai cité. Et étant donné qu’ils sont nombreux j’ai malheureusement bien peur que la deuxième section regroupe encore énormément d’étudiant.

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