Depuis que j’ai découvert qu’il y avait une piste pas loin de mon lieu de travail j’ai pris une résolution. Une bonne ou une mauvaise, je ne sais pas … après tout c’est une question de point de vue. Bref, depuis une semaine j’ai décidé de me mettre sérieusement au fractionné.
Jusque-là ma pratique du fractionné a été plutôt … fractionné. Enfin aléatoire. Difficile de fractionner sur mes terrains de course habituels où a tous moment on risque de croiser un chauffard au volant de son tricycle, tétine en bouche et mère aux abois dans son sillage. Difficile également de fractionné dans un parc où il n’y a pas de ligne droite. Et surtout difficile de faire 15 aller-retour à fond en passant devant un couple d’amoureux assis sur un banc qui n’ont rien demandé de plus qu’un peu de calme.

La semaine dernière j’avais tâtonné un peu la piste, au feeling, elle et moi on avait fait connaissance en douceur, sans objectif. Mais pour cette fois-ci je voulais faire les choses en grand, avec un vrai programme (et si possible un nombre paire de répétition. Private Joke inside). N’écoutant que mon courage j’ai tapé « fractionné » sur Google. Je me suis donc farci 3 pages d’articles vide de sens, où on nous détaille les différents types de fractionnés existants, « les pros ils font ça c’est pour ça qu’ils sont bons »… Mais pas de vrai article de fond qui donne une marche à suivre. Je suppose que la 2ème section de l’école de journalisme sévit aussi dans le monde du fractionné.

Finalement j’ai laissé tomber Google et j’ai préféré me rabatte sur des blogs. J’ai repris l’article de Anne, simple, clair, concis en 2 minutes je savais tout ce que j’avais besoin de savoir et j’avais une petite idée du déroulement de ma séance.

Je suis donc parti pour 4 répétitions de 200 mètres avec 1 minute de repos entre chaque, puis après 4 minutes de repos à nouveau 4 répétitions de 400 mètres avec 2 minutes de repos entre chaque.

Pour être sûre de ne pas me tromper j’ai gribouillé 4×200 R1 4×400 R2 sur ma main (réflexe de blonde).

Les 4 premières fractions de 200mètres passent tellement bien que je décide d’en rajouter 2. Après 4 minutes de repos j’enchaine sur la 2ème série.

A la 1ère répétition, je me rends compte que je n’ai pas vraiment réfléchi à l’allure que je devais adopter pour ces 400mètres. Je pars sur 4’30 » pour être sure de finir. Pour la 2ème répétions, je me dis que finalement 4’30 » c’était easy, on va plutot cibler les 4’15 », au dernier virage un corbeau s’envole et me fait peur.

A la 3ème répétition, 4’15 » toujours, un corbeau s’envole au même endroit, j’ai presque l’impression d’être dans Matrix, la scène avec le chat.

Pour la 4ème et dernière répétition, cette fois-ci pas de problème avec la matrice puisque c’est une bergeronnette que j’effraie (et non pas une chouette, ok c’était naze je sors). Je suis à une allure de 4’00 » dans ma tête je me dis je suis trop nulle, que je ne devrais pas en chier autant à une allure aussi lente… ça vous arrive de confondre le 4 et le 5? Non ? Même pas pendant une séance de fractionné …? Toujours est-il que je n’ai compris ma bourde qu’au tout dernier moment, du coup j’ai pu tenir 400 mètre à 4’00’ et en fait c’est plutôt pas mal !

Directement après avoir terminé je reprends le chemin du boulot. Très mauvaise idée, je suis encore bien essoufflée (euphémisme pour dire que j’ai la langue qui traîne par terre) et la route est loin d’être plate. Bien sur cette montée n’a rien à voir avec la « côtelette » de mardi, mais l’effet sur moi était le même !

 

Je sors de la séance le sourire aux lèvres en pensant « le fractionné c’est cool », j’en déduis donc que je n’ai pas assez forcé ! A suivre …

 

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