Le Lyon Urban Trail est l’une des courses emblématiques de la région Lyonnaise. Je ne l’avais pourtant encore jamais faite, et ce pour deux raisons : la foule et les escaliers. Après presque 4 ans passés à Lyon, dont 2 et demi à courir, j’ai pensé qu’il était finalement temps que je me mesure à cette épreuve.
Pour cette édition 2016 quatre parcours étaient proposés : 35km, 23km, 14km ou 8km.

lyon urban trail

La course de 8km était une nouveauté de cette année. Je ne l’ai d’ailleurs découverte qu’une fois mon inscription à celle de 14km validée ! J’aurais sans doute hésité un peu plus !

Pile un mois avant l’épreuve je m’inscris au 14km. Et dès le lendemain je commence à paniquer : je n’ai encore jamais couru dans des escaliers !! Lorsque je m’entraîne je cours sur du plat (quais du Rhône et de Saône, parc de Gerland etc…) ou sur des sentiers (Ecully, Bois de serre, Jura etc…) mais JAMAIS je ne croise d’escaliers. Il a donc fallu bousculer mes habitudes.
Un dimanche matin ma gourde, mon plan et moi sommes donc parti pour une reconnaissance du parcours du 14km. Pour vous donner un ordre d’idée j’habite à 6km du lieu de départ du LUT, c’est donc avec les jambes déjà bien aiguisée que je suis arrivée au pied de la première pente du parcours. J’ai ensuite enchainé les escaliers, descentes techniques, passages piétons, demi-tour, zig-zag entre les poussettes, d’autres demi-tour, aider deux touristes asiatiques à rejoindre le vieux Lyon (in English Please).
Bref je me suis perdue, je n’ai quasiment pas suivi le parcours du LUT, j’ai piétiné et je suis rentrée chez moi au bout de 18km avec deux poteaux à la place des jambes. Les présages n’étaient donc pas très bon pour le LUT.
J’ai également participé à une sortie spéciale « escaliers » organisée par le magasin Terre de Running, qui m’a un peu redonné confiance mais pas trop non plus…

lut parcoursLa veille je récupère mon dossard vers midi, sur le site ils parlaient de sac à chaussure, de porte gourde en cadeau mais moi je n’aurais qu’un buff. Les bénévoles ne semblaient pas être au courant. Pourtant d’autre en on eu plus tard 😥

Lyon Urban Trail LUT Le jour de la course je me réveille à l’aube (saleté de félins !). J’hésite longuement sur la tenue à adopter et je finis par ranger le legging et partir en short.
Une fois dans le métro je me rends compte avec horreur que la pochette de mon porte-gourde est en train de se découdre. Je risque donc de perdre mon téléphone pendant la course. J’arrive au village départ complètement paniquée et je me lance dans une quête désespéré d’épingle à nourrice pour bricoler une solution. Heureusement il y a plein à disposition au retrait des dossards !
Une fois le problème résolu je rejoins les copains du RedCrewLyon pour prendre le départ.

A 10h pile le départ est donné. Mais nous sommes encore bien loin de l’arche de départ, il nous faudra attendre 20 minutes pour nous élancer.Lyon Urban Trail LUT Départ
A peine partie on entame directement l’ascension de la grande côte, que j’avais testé pendant ma reconnaissance et qui m’avait tuée. Pourtant à ma grande surprise j’arrive à courir jusqu’en haut sans problème. C’est plutôt encourageant ! On enchaine directement sur une magnifique vue sur Lyon et sur Fourvière, un joli coin que je ne connaissais pas ! Déjà on redescend, derrière moi j’entends des crissements de pneus, des éclats de voix, des sirènes, je me dis qu’il a dû y avoir un accident. J’apprendrais en fin de course qu’en réalité c’était un automobiliste qui avait refusé de s’arrêter et était descendu de sa voiture pour casser la gueule aux bénévoles… classe…
Après un arrêt au feu rouge nous arrivons enfin sur les tous premiers escaliers de la course. Je passe l’obstacle sans difficulté et débarque au pied de la seconde série d’escaliers. Pour vous faire une petite idée il y a 798 marches sur cet escalier, c’est donc un passage relativement sympathique. Mais bon c’est le début, je suis encore fraîche, j’ai envie de tout donné ! Sauf que je me rends rapidement compte que ce ne sera pas possible, il y a du monde. Je tente de doubler à droite, je tente à gauche, je me glisse entre deux personnes. Bref une grosse galère. Élise me rattrape et on finit l’ascension en papotant tranquillement puisque de toute façon on ne peut pas aller plus vite. Arrivé en haut on a encore droit à une superbe vue et on redescend. Mais comme pour la monté la descente se fait en mode pépère, je trépigne à l’arrière en attendant de pouvoir lancer la machine mais non, impossible de dépasser. Et puis on arrive sur un gros attroupement, ça bouchonne ! A mon grand étonnement je rejoins Sébastien que je pensais pourtant bien loin devant, au bout de 5 minutes on finit par réussir à passer et on découvre à nouveau (roulement de tambour) … (fin du roulement de tambour) des escaliers ! Mais en descente cette fois-ci. La descente d’escaliers n’est décidément pas mon fort, surtout quand ils sont étroit et assez haut, j’ai encore trop peur pour les descendre deux par deux. On arrive ensuite dans le centre du vieux Lyon, on passe devant la cathédrale Saint Jean et on remonte. En marchant dans la monté je commence à sentir une petite douleur dans mon genou droit… En haut à nouveau un joli bouchon nous attend, à peine reparti on en rencontre un deuxième mais il y a une belle vue sur Lyon donc ça va.

Lyon Urban Trail LUT On repart ensuite sur une portion quasiment plate alors je donne tout, j’ai encore une fois l’impression de passer pour une folle à courir à fond les ballons mais je me fais plaisir ! Le passage sur la passerelle du parc des hauteurs est assez mémorable, en effet la passerelle rebondit au rythme des coureurs, ce n’est donc pas mon pied qui descend au sol mais bien le sol qui monte à mon pied. Étrange sensation.
On arrive enfin sur LA fameuse piste de la Sarra, la descente se fait via des escaliers sur le côté. Pour rappel la Sarra est une piste de ski en plein cœur de Lyon, je vous laisse donc imaginer la pente ! Avec Élise on grimpe en papotant, les mollets chauffent.

Lyon Urban Trail LUT Montée de la Sarra
Heureusement le ravitaillement nous attend en haut, et quel ravitaillement ! On se croirait au rayon biscuit de Carrefour je n’ai tout simplement jamais vu un ravitaillement aussi fourni !
Mes souvenirs du reste du parcours sont bizarrement beaucoup moins détaillés, je crois que malgré moi j’avais un peu abandonné la course. Il y a eu beaucoup d’escaliers, en descente et en monté, il y a eu de nombreuses descentes où j’étais la seule à courir à toute berzingue et à dépasser, il y a eu de nombreux moment où j’étais frustrée de ne pas pouvoir avancer, il y en a aussi eu où j’étais bien contente d’avoir un prétexte pour reprendre mon souffle, il y a eu beaucoup de papotage avec Élise, il y a eu à nouveau cette douleur dans le genou quand je marchais dans les montés, il y a eu de très joli paysage, des coins insolites de Lyon que je n’avais jamais vu.
Avec Élise nous avons terminé cette belle sortie du dimanche côte à côte en passant l’arche ensemble pour un temps total de 1h50.

Médaille de Finisher fièrement arborée par le matou
Médaille de Finisher fièrement arborée par le matou

Au final je n’ai pas eu l’impression de pouvoir tout donné dans cette course, je n’ai pas eu cette bouffée d’adrénaline que je ressens d’habitude à la fin. Je pense que ça se ressent dans le compte rendu mais je me suis souvent retrouvée bloquée à devoir ronger mon frein. Je ne regrette pas d’avoir de ne pas avoir fait un chrono ou autre mais seulement de ne pas avoir pu envoyer quand je le voulais. ! Bien sûr c’est ma faute je n’aurais pas dû partir dans les derniers. On mettra ça sur le compte de la fameuse erreur de débutant !
Je ne me sentais pas du tout sûre de moi avant de partir, je n’avais quasiment pas fait d’entrainement en escaliers et au final ça ne m’a absolument pas manqué (à part peut-être pour la technique de descente !).
Je ne suis pas sure de le refaire une autre fois, ou alors sur une distance plus grande pour éviter au maximum tous ces bouchons.

La prochaine étape c’est le 18km l’Écotrail de Clairvaux-Les-Lacs que je ferais pour la deuxième année consécutive (le cr est ici) L’an dernier je m’étais pris une bonne grosse claque pour ce premier trail. J’en garde un très bon souvenir même si sur le moment j’ai vraiment souffert. Ils ont légèrement modifié le parcours pour cette année mais je pense que ça promet d’être mémorable encore une fois. Et pour celui-là je suis certaine qu’il n’y aura pas de bouchon (parce que vu le niveau ils seront tous trèèèèèèès loin devant moi :D)

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