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Trail de Vouglans

Après une longue période de pause compétisionesque j’ai repris en fanfare avec le trail de Vouglans samedi dernier. Au programme 17km et 400mètres de dénivelé positif. Rien de bien méchant à priori, enfin si on ne parle pas du mur.

wpid-wp-1438254509886.jpgSamedi matin le jour se lève en terre jurasienne, les oiseaux chantent, le soleil éclairent de mille feu la campagne environnante en réchauffant tendrement le pelage des petits campagnols … Non je déconne, en vrai il fait un temps à ne pas mettre un écossais dehors.

Après 1mois et demi de temps caniculaire je me sens vraiment perdue.

Pour ajouter encore une petite couche à mon tracas le départ de la course est à 15h, c’est la première fois que je participe à une course qui ne démarre pas avant 10h. C’est plutôt perturbant.

Trail Volodalen Vouglans TVLV

A 13h les préparatifs vont bon train, vient le moment de remplir me sac de chameau. J’aime bien mettre un peu de sirop dans l’eau c’est plus agréable pendant la course. Je demande à ma mère de me ramener du sirop : « oh ben je n’ai que du sirop à l’anis »  » … Ok merci maman » J’ai mis un peu de sirop d’anis en me jurant de ne laisser PERSONNE goûter mon eau sinon les gens risquaient de penser que je carburais au Ricard….

Le rendez-vous est donnée à Bellecin, centre nautique phare et connu de tous les jurassiens. Comme tout jurassien qui se respecte j’y ai passé une semaine (de torture) pendant ma scolarité, (oui je dis torture parce que expliquer à ses camarades de classes qu’on ne peut se baigner parce qu’on à 11ans et ses règles ça laisse de très mauvais souvenirs, mais bref). 16 ans plus tard je reviens sur les lieux avec émotions (et encore une fois c’est la mauvaise semaine, mais personne viendra me faire chier avec un canoë cette fois-ci).

TVLV
Un temps magnifique au départ

Sous une petite pluie finie je récupère dossard et t-shirt, donne l’autorisation à l’homme de retourner se mettre à l’abri dans la voiture. Il reste 30 minutes avant le départ, je m’échauffe pour passer le temps. Première désillusion : il n’y absolument pas de plat pour s’échauffer. Deuxième désillusion : il commence vraiment à pleuvoir. Je trottine un peu jusqu’au départ. (En fait je passe au moins 5 fois sous l’arche avant de réaliser que c’est le départ…)

Le speaker nous annonce 500 coureurs sur le 17km, et nous préviens que ça risque de bouchonner un peu à partir du 2ème kilomètre car c’est juste une petite piste. Mais je décide de n’en faire qu’à ma tête et de partir dans les derniers pour ne pas déranger les autres coureurs.
Le décompte avant le départ commence, 10 – 9 – wahout ma montre a trouvé le signal GPS pour une fois c’est super – 8 – 7 -… putain j’ai complètement zappé de lancer mon application Strava, et mon portable est tout au fond de mon sac de chameau bien coincé entre ma carte d’identité et ma chevillière. 6-5 d’ailleurs j’ai oublié de mettre ma chevillière -3-2 putain je fais quoi je pose tout ou bien … 1- go! Bon ben tant pis on verra plus tard.
Je prends le départ le cerveau rempli de contrariétés, c’est fou ce que la technologie nous rends dépendant !

On commence direct en montée, comme prévu je reste en retrait. Ne jamais partir trop vite. C’est mon mantra ! Au bout d’un kilomètre je sens que je suis vraiment partie doucement, il est temps de booster la bête. Mais c’est trop tard on arrive déjà sur la petite piste, impossible de doubler sans risquer d’y laisser une cheville. 3kilomètres plus tard je ronge toujours mon frein sans pouvoir doubler, obligée de m’arrêter à chaque micro-montée, ça me frustre ! Au 4ème kilomètre enfin je peux tout donner, à fond, à fond.

A l’approche du 6ème kilomètre mon angoisse croit à chaque mètre. Je sais que le mur est proche ! Le chemin longe le lac de Vouglans, en bas on entend les gens faire mumuse en jet ski, j’aurais préféré faire du jet ski finalement.

Au 7ème kilomètres toujours pas de mur, ça fait au moins 1,5km que j’ai ralenti l’allure en prévision du mur mais pour rien, ou alors on l’a déjà passé ! J’accélère un peu et enfin au 8ème un petit attroupement de spectateur me signale le début du mur : 100mètre de dénivelé en moins de 300mètres. Aie. L’ascension commence, pour monter le mec devant moi s’accroche aux arbres, ce qui a chaque fois fait tomber des gouttes de pluies sur moi. Il n’arrête pas de s’excuser mais j’ai plus envie de le remercier parce que ces gouttes de pluie me rafraichissent parfaitement. J’hésite même à m’accrocher à un arbre et à le secouer comme une guenon pour profiter de cette averse improvisée mais au dernier moment je me rappelle que je ne suis pas seule dans cette montée. D’ailleurs le mec derrière moi me talonne, il manque plusieurs fois de poser ses pieds sous les miens, son comportement m’énerve car tout le monde se suit je ne vois pas l’intérêt de doubler dans cette montée. En mois de 3 minutes on est en haut. Je crois rêver, c’était ça le mur qui me faisait peur depuis deux jours ??? Trop facile, ahah il va vraiment être trop facile ce trail (la fille beaucoup trop sure d’elle qui va se prendre une belle claque dans la gueule un peu plus tard mais bon tout vient à point à qui sait attendre…)

Maintenant que le mur est passé je me sens pousser des ailes, je double pas mal de monde, y compris le relou de la montée. Un kilomètre plus tard on arrive au second mur, sur le profil il avait vraiment l’air minable comparé au premier, mais la réalité est tout autre. La pente est plus faible, et je me rends compte que c’est beaucoup plus éprouvant pour mes mollets, j’essaie de garder un rythme rapide mais 100 mètres de dénivelé en 5 minutes ça pique !
Aux alentours du 10ème kilomètre on arrive sur le plateau dans une sorte de golf, à ce stade là nous somme un petit groupe de 3 et chacun prend la tête alternativement. On est censé trouvé un ravito au 10ème kilomètre, mais rien. 10,5km toujours rien, 11km encore rien. J’avale quelques dattes que j’avais prises sur moi au cas où car je sens que je commence à manquer de force. 11,5km pas de ravito en vue, je commence à me demander si je ne l’ai pas loupé. Et finalement à 12,5km je l’aperçois enfin ! J’avale 3 verres d’eau successifs (pas forcément très judicieux mais il fallait bien diluer mon Ricard).

J’ai l’impression que ce ravito trop tardif m’a vraiment coupé les pattes, je n’avance plus. Heureusement à partir du 14ème kilomètre la descente s’intensifie. Je bénie mes chaussures de trail et leurs magnifiques crampons quand je vois les autres concurrents glisser à de nombreuse reprise (et je bénie encore plus mes anciens collègues pour m’avoir financer ces baskets^^ ). Enfin je les bénies jusqu’au moment où l’ont rejoint une route goudronnée avec un goudron très épais, mes crampons continue de bien faire leur job et d’accrocher au sol mais du coup je suis freinée, heureusement cette portion est très courte !

On repart dans les bois, au 15 kilomètre on arrive au bord du lac, au loin j’aperçois l’arche d’arrivée. Au loin, TROP loin, c’est pas possible il y a encore 5 kilomètres au moins. Mon moral commence à baisser, à la moindre mini montée je marche, je n’en peu plus. Un autre coureur m’encourage, « Allez on voit la ligne d’arriver ! » « Ben oui mais elle est super loin ». Je repars derrière lui pour mieux m’arrêter quelques mètres plus loin, un autre m’encourage. Je repars, je m’arrête à nouveau, je repars, je m’arrête devant une micro monté (1mètre dénivelé max), c’est trop pour moi, le mec qui m’encourageait juste avant m’attrape et me pousse en haut de la montée. Du coup je repars, je suis au bout de ma vie, je regarde mon chrono : 1h59. Bon c’est mort pour les moins de 2h. Naze de chez naze… On traverse une petite plage et heureusement le sable est assez compact. Je vois à nouveau l’arrivé, j’évalue à 500mètres la distance restante mais j’ai l’impression que je n’y arriverais jamais. Les deux mecs sont toujours là, heureusement d’ailleurs, et puis ça monte encore jusqu’à la ligne d’arrivée. Ahhhhh. Enfin j’arrive sur les derniers 50mètres, en descente (dieu merci), au dernier moment un des deux mecs s’arrête pour me laisser finir devant lui, je n’ai même pas le temps de protester qu’on est arrivée. J’ai la tête qui tourne je ne me sens pas terrible mais c’est fini ! Enfin !

Arrivée Trail Volodalen de Vouglans

Je passe la ligne d’arrivée en 2h02 pour 17,6km. Un temps plutôt correct pour un bilan mitigé. J’ai vraiment eu beaucoup de mal sur la fin, je pense que je n’ai pas assez fait de sortie longue ces derniers temps. (La faute à la canicule !). J’ai finalement atteint mon objectif de 17km en moins de 2h, le parcours était juste un peu plus long. Mais comme toujours ils avaient mis les kilomètres en plus au début et je ne les ai pas vu.

En tout cas une chose est sure je n’aurais pas pu le faire sans ses deux gars qui m’ont soutenu sur la fin. Quand je repense à celui qui m’a poussé dans la montée ça me fait vraiment rire, j’imagine la scène vu de l’extérieur ! C’est ce genre de chose qui fait apprécier le trail !

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Semaine du 20 au 26 Juillet

Lundi : Repos

Mardi : Fitness au boulot. Pour une fois il ne fait pas trop chaud (à peine 35°C), mais j’hésite à me réjouir trop vite. Je sais que vu qu’il fait « frais » la prof va se lâcher.
Et effectivement j’ai bien souffert, je crois bien n’avoir jamais fait autant de pompes de ma vie (ceci dit mon cumul précédent avoisinait les 10 pompes successives donc il n’a pas été trop difficile à bousculer, et même à multiplier par deux !).
On a refait le même exo de renforcement des cuisses que lors de la toute première séance. Pour la petite histoire j’avais eu des courbatures pendant 3 jours, et de grosses courbatures. Le genre qui te font hésiter avant d’aller aux toilettes ! J’ai peur pour la suite…

Mercredi : Au saut du lit le test ultime : flexion de la jambe droite. Ok j’ai pas trop mal. Flexion de la gauche. C’est bon ça ne tire pas. Je sors du lit et fait quelques pas : alleluyah je ne sens presque rien ! Pas de courbatures !
Pendant la journée ça empire un peu. Quand je rentre chez moi le soir il fait frais, l’orage gronde, parfait pour aller courir. Et puis il parait que ça fait partir les courbatures ! 6,2km sur les berges du Rhônes, sous une petite pluie fine, le top du top après un mois de canicule !

Jeudi : Si je choppe le con qui m’a dit que courir diminuait les courbatures…

Vendredi : Renfo à la maison. En bonne élève j’en profite pour travailler mes pompes.

Samedi: C’est partie pour la sortie longue. Enfin longue, j’ai quand même des ambitions assez faible, disons minimum 12km. A vrai dire ça fait un moment que je n’ai pas dépassé les 10kms, j’ai l’impression de me retrouver en terre inconnu. Au bout de 6km de course j’arrive au parc de la tête d’or, joueuse je décide de faire le tour. ça me rallonge « à peine ».
Retour à la maison avec 17km dans les pattes, finalement c’était belle et bien une sortie longue !

Dimanche : Repos. Enfin non en fait, l’après midi il faisait presque froid (si si je vous jure même pas 26°) du coup j’ai sauté dans me baskets pour une petite sortie de fin d’après-midi. 7 kilomètres, juste assez pour me rendre compte qu’en fait il faisait quand même encore un peu chaud ^^.

Comme vous l’avez sans doute notez, je commence à en avoir ma claque de cette canicule. Marre de devoir vivre enfermé et de devoir me faire violence pour sortir faire un run matinal.

Samedi prochain j’ai un trail de 17km dans le jura, le départ est à 15h ou 15h30 je ne sais plus (en fait je ne suis pas encore inscrite !). J’espère qu’il ne fera pas trop chaud… (mais bon dans le jura la chaleur est relative 😀 )
Allez, bonne semaine !

Mon premier Trail : Eco-Trail de Clairvaux les lacs

Réveil matin 7h30. Deux heures avant le départ. C’est bien la première fois que je ne me dis pas « mais qu’est-ce qu’il m’a pris de m’inscrire à une course qui démarre aussi tôt un dimanche matin », je suis réveillée fraîche et pimpante, prête à affronter le dénivelé clairvalien sur 18km.

parcours trail des lacs

Le départ du trail est à 5minutes en voiture de chez mes parents, c’est d’ailleurs eux qui m’emmènent sur place (l’homme est resté dans les bras de morphée, comme d’hab…).

Arrivée là-bas je me rends compte que les épingles à nourrice sont restées sur le t-shirt que j’ai laissé à la maison. Premier coup de flip. Je renvoie mes parents les chercher pendant que je récupère mon dossard. Nouveau coup de flip, tout le monde à un certif médical en main. Moi je ne l’ai pas pris vu que je l’avais fourni au moment de mon inscription. Je stress un max en attendant de pouvoir récupérer mon précieux sésame et finalement pas besoin de certif ! Ouf ! En cadeau j’ai même droit à une ceinture porte dossard… tant pis mes parents sont déjà en route !

Dossard en main, je me dirige en trottinant vers le lieu du départ, il fait vraiment super chaud. La dernière fois que j’avais couru près du lac j’avais manqué de tomber à cause des plaques de glaces sur le sol. Pas de gel aujourd’hui et je crève de chaud en manche longue. Heureusement en plus des épingles mes parents ont eu la bonne idée de me ramener mon t-shirt, changement express et je suis enfin prête !

Départ Trail des lacsJe prends place dans le peloton de départ, le speakers à l’accent franc comtois nous annonce 600 inscrits. Le départ est donné avec 5 minutes de retard, tous les joyeux coureurs s’élancent sur le parking du lac, on passe le rondpoint (ou le giratoire comme dirait ma grand-mère (prononcer giratouaér)) et direct les choses sérieuses commencent. 80 mètres de dénivelés pour mettre tout le monde d’accord. Arrivé en haut j’entends un mec dire « Il y en a 5 comme ça et on est arrivé ». Ah oui, 5 quand même… On court sur un mini sentier au sommet d’une colline, impossible de doubler où d’être doublé. Même pas un kilomètre et déjà une première cheville foulée devant moi, j’y vois un mauvais présage. Depuis là haut on a une superbe vue sur le lac, mais moi et mes collègues on est pas là pour admirer le paysage. On entame la première descente, sur le bord de la route il y a les parents d’une copine qui m’encouragent « Allez Cocotte ! « . On arrive sur du plat, une belle route en petit gravier mon domaine de prédilection, j’en profite pour doubler pas mal de monde.

Juste après dans une petite montée, il me semble apercevoir devant moi une fille que je connais, je la rattrape. Mais ce n’est pas elle… du coup je me suis complètement grillée et pour rien en plus ! Du coup je marche (première fois et pas  la dernière croyez moi ! )

A l’approche du 5ème kilomètre je commence à appréhender, la veille mon père m’avait dit « ça grimpe pas mal à cet endroit ». J’essaie d’économiser un peu mes forces puisque je ne sais pas trop à quoi m’attendre mais j’imagine quand même un petit sentier et là je me retrouve nez à nez avec … des rochers partout, on est obligé d’y aller avec les mains. Pendant l’ascension je profite d’une vue magnifique sur les fesses du papy devant moi et je me dis que le mec derrière moi doit avoir la même…

Une fois en haut on longe le bord, moi qui ait le vertige je ne suis vraiment pas à l’aise. Enfin le premier ravito. D’habitude je ne m’arrête jamais mais là je prends le temps, un verre d’eau, un verre de sirop, des abricots secs, des oranges. On est au belvédère de la scie, encore un super point de vue, mais j’ai pas le temps je dois terminer la course.

Si jamais vous ne savez pas où passez vos vacances le jura c'est bien : https://www.flickr.com/photos/payslacsetpetitemontgane/
Si jamais vous ne savez pas où passez vos vacances le jura c’est bien : https://www.flickr.com/photos/payslacsetpetitemontgane

C’est sympa de courir en pleine nature, on respire le bon air, on écoute les oiseaux. Non en fait j’entends surtout mes voisins renifler et cracher, ça fait rêver…

Je commence presque à regretter de ne pas avoir fait le 10. Je suis crevée et j’ai super mal à la cheville. Et puis ça monte toujours. On continue de zigzaguer dans les bois, j’en perds mon latin. Pourtant je les connais bien ces bois. Mais on a tellement tourné que je crois que je ne serais pas capable de rentrer chez moi sans balisage.

A un moment il y a une fille dernière mois, elle fait des bruits bizarres, comme si elle pleurait. Je me retourne mais non elle a l’air d’aller bien, d’ailleurs elle me double. On croise une photographe qui nous dit « ça descend un peu après ». Parfait ! Et là on arrive au bord d’une mini falaise de 4 mètres de haut qu’il faut descendre tant bien que mal. Elle est mignonne la photographe, je ferais bien demi-tour pour lui expliquer ma façon de penser.

On continue à crapahuter. Une nouvelle montée, cette fois-ci ils ont mis une corde. Mais 10 personnes accrochées à une corde, c’est pas terrible. Je commence à me repérer à peu près, on arrive au belvédère au dessus de la reculée de la Frasnée.

La frasneeUn jour Gargantua a eu soif et il a écarté deux roches pour boire un coup, d’ailleurs on voit même encore la trace de ces doigts. Comme je le craignais on longe le bord du trou. C’est trompeur car il y a des arbres sur le bord mais je sais que si je glisse j’en ai pour 200mètres avant de m’écraser sur le sol… Les autres ont pas l’air effrayé pour autant, peut-être qu’ils ne savent pas…
On arrive au 2ème ravitaillement. Encore une fois c’est l’orgie, mais j’ai besoin de force ! Je repars sur la route que je connais bien, trop bien même parce que j’en oublie de regarder le balisage, heureusement au dernier moment je me rends compte qu’il faut prendre à gauche. C’était juste. La dernière fois que je suis venue là c’était en voiture, je n’avais pas vu que ça grimpait autant !

Je suis plus ou moins seule à présent, j’ai un peu peur d’être la dernière.

Par terre je vois de plus en plus de tube de gel, ça m’énerve. Déjà c’est dégueulasse parce que c’est en pleine nature (note qu’en ville ça m’énerve aussi) mais en plus ces bois ne sont pas publics. Est-ce que les mecs (ou les nanas) qui ont jetés ça se rendent compte qu’ils sont chez quelqu’un quand ils courent ? Ces bois ont des propriétaires ce sont donc des propriétés privés. Alors certes tout le monde a le droit de venir dans ces bois. Mais est-ce que ces coureurs accepteraient que je vienne jeter mes ordures sur leur petit carré de pelouse ?  SI j’en avais choppé un sur le fait je crois bien que je lui aurais fait avaler son tube.

Au 14ème kilomètre je me rends compte que j’ai un souci avec mon sac de chameau, l’eau n’arrive plus, pourtant au vu des flocs que j’entends derrière moi il y a encore de l’eau dedans.

La veille j’avais repéré qu’à partir du 15ème kilomètres le parcours ne faisait quasiment que descendre. Facile. Sauf qu’a ce stade-là la moindre côte me parait insurmontable, je sais pas comment il avait compté ces 5 côtes le mec du début mais j’aurais bien aimé débriefer avec lui à la fin !

Arrivé à un croisement je vois mon copain et mes parents qui attendent. « ahhhhh j’ai soif ». Mais ils n’ont pas d’eau, heureusement un cycliste juste à côté me passe ça gourde, mon dieu elle est fraiche en plus !

Je regarde mon chrono : 2h05, mon dieu je n’ai jamais couru aussi longtemps ! Pourtant il faut continuer. Encore seule au monde, je me tords légèrement la cheville gauche, du coup pendant quelques temps j’oublie la douleur de la droite.

Et ça descend, et ça descend et… oh non c’est quoi cette côte. Elle n’était pas prévue 😥 Enfin j’aperçois le lac derrière les arbres. Je suis toujours toute seule. J’arrive au camping et je croise plein de gens qui s’en vont. Ils ont fini depuis longtemps, limite ils ont déjà pris leur douche…
Je n’aime pas trop arriver toute seule, j’ai l’impression que tout le monde me regarde, je suis mal à l’aise. En plus c’est sur je suis la dernière. Je passe enfin sous l’arche, le speaker hurle mon nom dans le micro, ouf c’est fini !

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Capital boue totalement raisonnable

J’arrête ma montre à 2h21 et des poussières. Je m’en suis pas si mal sortie que ça pour une grande première. C’était un beau baptême. Mais finalement je ne suis pas sûre d’être prête à affronter le trail des forts à Besançon dans 15 jours !

Semaine du 20 au 26 décembre

Samedi : Sortie printanière de 11km, comment ça on est le premier jour de l’hiver ?

Dimanche : Repos

Lundi : Renforcement musculaire homemade.

Mardi : Renforcement des bras.

Mercredi : Je fête le premier jour de mes vacances avec une jolie sortie sur les berges du Rhône, qu’est ce que c’est agréable de courir en horaire décalé quand il n’y a pas trop de monde !
Bilan : 12km en 1h04.

Jeudi : Repos et surtout repas !

Vendredi : Première sortie jurassienne sous la neige, à peine quelques centimètre mais ça me met de bonne humeur. Je pars de chez mes parents et fait le tour de mon village natale, en mode touriste je découvre plein de nouvelles maisons. Emportée par ma curiosité je descends, je descends sans penser au moment où il faudra faire demi tour, ouch ça a piqué !
Bilan : 5km en 33min

Avec 17km parcourus entre le 24 et le 26 je participe au challenge de Noël lancé par Anne.

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