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Tricot, crochet, couture et course à pied !

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Récit de course

CR Semi Marathon du RunInLyon 2016

Je ne voulais pas faire ce semi. Je l’avais fait l’an dernier et je n’avais pas du tout (mais alors pas du tout) apprécié le parcours. J’avais râlé comme jamais pendant une course et elle s’était très mal terminée pour moi.
Et puis un copain a insisté pour qu’on le fasse ensemble, c’était son premier blablabla. Je me suis laissée attendrir. Mais en bonne radine il était hors de question que je paie le prix exhorbitant que demandait ASO pour participer (36€ quand même), j’ai donc participé à tous les concours possibles pour gagner un dossard. Coup de chance j’ai été tirée au sort par le magasin Terre de Running ! Lire la suite

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CR du Trail du Lyon Vert

Le réveil sonne à 7h15, je n’ai quasiment rien dormi de la nuit, c’est mal parti.

Pour ceux qui ne me connaissent pas ce trail était le premier depuis que je me suis tordue la cheville au mois d’avril sur l’écotrail de Clairvaux. Il m’aura fallu attendre quasiment trois mois pour pouvoir reprendre sans douleur.

Directement au saut du lit je passe en mode gavage d’oie, je n’ai pas faim mais je dois rapidement avaler mon petit-dej pour avoir digéré un minimum au moment du départ.

Casino du Lyon vert

J’arrive au casino du Lyon vert à 8h30, le départ est a 9h30 j’ai donc prévu large. En moins de 5 minutes je récupère mon dossard et mon sac de goodies, à l’intérieur un nouveau buff à ajouter à ma collection (si un jour on m’avait dit que je ferais une collection de buff…), un gel d’effort ou de je ne sais quoi, bref un truc qui part directement à la poubelle. Et une mini serviette aux couleurs du trail du Lyon vert. A première vue je me dis qu’elle est vraiment trop petite pour servir à quelque chose, à part peut-être pour nettoyer les vitres, mais quelques heures plus tard je serai bien contente de découvrir qu’elle a le format idéal pour essuyer mes pieds trempés.

Je retourne à ma voiture me préparer pour la course. La veille j’ai longuement hésité : short ou pas short ? Débardeur ou t-shirt ? Mais au vue des conditions météorologiques dégueulasses le jour J je n’hésite même plus : legging + t-shirt + gilet + moufles (non je déconne)…

Je retrouve alors Élise et Sébastien qui vont prendre le départ du 19km avec moi et Pauline et Pauline qui seront sur le 12km. Lire la suite

Ecotrail de Clairvaux les Lacs : et crac la cheville !

Ce trail était dans mon planning depuis la minute où j’ai franchie la ligne d’arrivé lors l’édition précédente. J’en avais bavé mais j’avais adoré cette course.
Je n’ai pas suivi de préparation spécifique, j’ai juste essayé d’augmenter au maximum le dénivelé et dans la mesure du possible de courir sur des sentiers.

Contrairement à l’année précédente la météo n’était pas au beau fixe. Toute la journée de la vieille ce ne fut que pluie et brouillard, pas vraiment des conditions idéales mais ça fait parti du jeu ! Je croisais quand même les doigts pour éviter la neige au départ…

wp-1461667949729.jpg Lire la suite

Lyon Urban Trail : 14km

Le Lyon Urban Trail est l’une des courses emblématiques de la région Lyonnaise. Je ne l’avais pourtant encore jamais faite, et ce pour deux raisons : la foule et les escaliers. Après presque 4 ans passés à Lyon, dont 2 et demi à courir, j’ai pensé qu’il était finalement temps que je me mesure à cette épreuve.
Pour cette édition 2016 quatre parcours étaient proposés : 35km, 23km, 14km ou 8km.

lyon urban trail

La course de 8km était une nouveauté de cette année. Je ne l’ai d’ailleurs découverte qu’une fois mon inscription à celle de 14km validée ! J’aurais sans doute hésité un peu plus !

Pile un mois avant l’épreuve je m’inscris au 14km. Et dès le lendemain je commence à paniquer : je n’ai encore jamais couru dans des escaliers !! Lorsque je m’entraîne je cours sur du plat (quais du Rhône et de Saône, parc de Gerland etc…) ou sur des sentiers (Ecully, Bois de serre, Jura etc…) mais JAMAIS je ne croise d’escaliers. Il a donc fallu bousculer mes habitudes. Lire la suite

Marathon en relais : l’Ekiden de Lyon

Cette course n’était vraiment pas prévue dans mon planning mais quand Elise m’a proposé de monter une équipe aux couleurs de notre RedCrewLyon pour le premier Ekiden de Lyon j’ai dit oui tout de suite !
L’Ekiden est un marathon en relais divisé en 3 relais de 5 km, 2 de 10km et un de 7,195 km.

J’ai choisi de faire un relai de 5km car c’était une distance « inédite » pour moi. Je ne me suis jamais inscrite sur une course de moins de 10km puisque généralement je me dis que quitte à me lever tôt le dimanche matin autant que ça vaille vraiment le coup ! Quand la question du relais s’est posée j’ai eu envie de me mesurer à cette distance, à ce défi en réalité, parce que courir un 5km ça ne s’envisage pas comme un 10km, encore moins comme un semi, c’est tellement court, tellement intense qu’on a quasiment pas le droit à l’erreur.
Ma stratégie pour cette course était donc des plus simple : partir à fond, accélérer à mi-course et sprinter sur la fin. Dans le respect scrupuleux de la fameuse technique du doigt mouillé j’estimais mon temps de parcours à 23 minutes maximum. Lire la suite

CR Les Foulées SanPriotes : 10 km

3h30 en lettres rouges sur mon réveil, je ne dors plus, j’ai mal au ventre, j’ai mal à la tête, jamais je ne pourrai courir tout à l’heure… Je pense bêtement que la seule chose qui pourrait atténuer ma céphalée serait une guillotine, mais je n’en ai pas donc je me contenterai d’un cachet d’ibuprofène.

Je me recouche, j’ai toujours mal, encore plus mal même.
Je commence à accepter l’évidence : je vais devoir déclarer forfait. Ça ne me plait pas d’abandonner mais je suis trop mal pour faire souffrir mon corps un peu plus, des courses il y en aura d’autre, et puis ce n’est pas comme si je m’étais entrainée pour…

6h30 ça va mieux. On dirait que mon corps à repris le dessus. Plus d’excuses, je suis obligée d’y aller.

7h30 en voiture Simone ! Le gps m’annonce 19minutes de route, parfait je serais large pour récupérer mon dossard

8h05 saleté de GPS je me suis retrouvée pas moins de 5 fois devant un panneau « route barrée ».

8h15 j’ai mon dossard et mon t-shirt, à première vue c’est exactement le même que pour les 10km de l’horloge, c’est cool j’adore les t-shirt violet coupe homme…

8h30 je sais qu’Elise et Pauline sont au départ de cette course, mais impossible de les retrouver.

8h45 je m’incruste dans le peloton de départ, mais c’est déjà trop tard je suis trop loin du point de départ ça va me rajouter au moins 1minute sur mon chrono…
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9h00 Départ, comme prévu ça bouchonne. Il me faut une bonne minute pour passer l’arche.

Je connais le parcours de la course, je l’ai déjà faite l’an dernier, je sais donc à quoi m’attendre. Je sais que ce n’est pas plat et pollué, en fait je me demande bien pourquoi je le refais…

Les premières montées défilent plutôt bien, je double pas mal de coureur et je profite des descentes pour accélérer encore un peu.
Les 5 premiers kilomètres passent vraiment très bien, on arrive déjà au ravito et pour une fois je réussi à me retenir de m’arrêter. Le parcours sort ensuite de la ville et on rejoint la « campagne », notez-ici l’important des guillemets car le tracé longe pendant un moment l’autoroute.
Je ne sais pas si c’est le manque de sucre ou les gaz d’échappement mais mon cerveau commence à déconner. Je divague un peu, je pense à tout et n’importe quoi mais surtout pas à la course et sans m’en rendre compte je commence à ralentir. Je ne suis plus vraiment concentrée sur ma respiration et c’est donc le moment que choisi  mon cher et tendre ami le point de côté pour ramener sa fraise. (D’ailleurs je me fais encore une fois la réflexion que dans mon cas c’est plus un point du milieu mais pour le moment laissons de côté ces charmantes réflexions sur la latéralité de mes douleurs.)
Enfin arrive ce que je crois être la dernière montée, plus que 2 kilomètres et c’est fini ! Je reprends un peu de force, mais pas longtemps puisque je me rends compte que je me suis trompée : c’était l’avant dernière montée, raahhhhh.
Sur le dernier kilomètre on fait à nouveau le plein de gaz d’échappement en longeant une interminable file de voiture à l’arrêt. Et déjà il est temps d’accélérer, ça tombe bien j’ai encore un peu la patate. Plus que 500mètres avant l’arrivée, derrière moi j’entends un « coach » brailler sur une fille en mode «  allez tu y es presque !». Je me dis que je suis bien contente de ne pas en avoir un pareil parce que franchement je m’arrêterais juste pour le faire taire… Le mec hurle « allez les 3 là tu les doubles » Je sais que je fais partie du tas, mais bon si ça peut l’empêcher de se faire engueuler à l’arrivé moi je veux bien la laisser passer devant moi. Sauf que là la fille me passe devant et me coupe la route, je suis à deux doigts de tomber… Même pas une excuse, rien, elle continue, alors je là je vois rouge. L’autre idiot est toujours en train de brailler « qu’elle peut le faire », au passage il bouscule une autre coureuse qui n’avait elle non plus rien demandé. C’est vraiment ce qui m’énerve sur  ce genre de course c’est ce type de comportements, franchement la fille ça va lui changer quoi ? 3 secondes ? 1 place au classement ? Mais on est déjà tellement loin des premiers de la course que c’est inutile… Et puis on peut chercher la performance tout en respectant les autres non ?
J’avoue juste pour faire chier je l’ai redoublé (et non je ne lui ai pas broyé les chevilles), j’aime pas doubler les gens juste avant la fin, j’ai l’impression de gruger, mais là les deux ils m’avaient chauffées !

Au moment où je stoppe ma montre elle m’annonce 51’05’’. C’est plutôt pas mal, quand je pense qu’a peine 6heures auparavant je pensais laisser tomber je me dis que j’ai bien géré (de la fougère :D)
Je n’ai pas encore mon temps officiel..

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10h00 Je retrouve enfin tous les gens que je devais croiser. Ça fait plaisir de débrieffer la course à plusieurs. Je ne suis pas la seule à trouver que ce parcours est difficile.

Cette course est agréable à faire car elle est bien organisée, tous les bénévoles sont sympas et ont le sourire, en revanche je trouve que l’ambiance entre coureur n’est pas franchement au beau fixe…

Après  réflexion je ne suis pas satisfaite de moi. Pas à cause de mon temps, ou de la course en elle-même mais surtout parce que j’y suis allée en touriste… Cette course je ne l’ai pas préparée, depuis 3 mois je me laisse aller. J’ai toujours une bonne excuse pour laisser mes Mizuno dans mon sac de sport. Et le résultat est sans appel : même pas 30km en novembre, moins de 60km en décembre et  tout juste70km en janvier. Et puis à moins que je ne me décide à courir deux marathons d’ici la fin du mois le bilan de février ne sera guère mieux. Je crois qu’il est temps que j’arrête d’enfiler des perles, que j’arrête de faire les choses à moitié, de courir juste pour me donner bonne conscience. Ce dimanche matin aura au moins eu le mérite de me mettre un bon coup de pied au cul au derrière !

Stay tunned

CR 10km de l’horloge 2015

10km horloge tassin

Réveil 7h. A mon grand soulagement je suis beaucoup plus en forme que la veille.

J’avale mon petit-dej, je m’habille et je suis prête à partir. Je commence à tourner la clé dans la serrure et c’est le moment que choisi ma mini lionne pour me poser une galette sur le tapis… J’hésite un instant à laisser le cadeau à mon copain et à faire l’innocente « oh non quand je suis partie y’avait rien ». Mais prise de remords je nettoie quand même. Je pars enfin (un peu à la bourre mais ça va quand même) dans les escaliers je tombe sur une carte bancaire… Vu que je me vois pas faire du porte à porte à 8h du mat’ je l’embarque.
C’est parti direction Tassin la demi-lune. Ce qui implique que, pour la 6ème fois de la semaine, je vais traverser le tunnel de Fourvière. Je suis sûre que tout le monde le connait ce foutu tunnel, oui oui même les parisiens, c’est là où tout le monde est bloqué sur la route des vacances juste avant Lyon… D’ailleurs c’est pas bouché que pendant les vacances, ça l’est toute l’année. Et bien pour la toute première fois de toute ma vie je suis toute seule dedans ! ça me donnerait presque envie de travailler le dimanche ça !
Je me gare sur le premier parking que je trouve (en l’occurrence celui du simply market). Je descends de la voiture et me fait foudroyer du regarde par une mamie. Je sais pas, peut-être que je lui avais pris sa place… Bref j’essaie d’oublier ce mauvais présage et je fonce chez Élise qui a gentiment récupéré mon dossard la veille. J’accroche mon dossard (droit et bien centré du premier coup, ça c’est la classe !) et on part en direction du départ.

 

On nous annonce 700 concurrents pour cette deuxième édition. Après le sacro-saint discours du maire (que je ne retranscrirais pas ici pour épargner vos petits cœurs fragiles) on s’élance. Ma très chère montre ne réussit pas à capter le gps dès le départ, j’ai donc 200mètres de décalage systématique.
Directement après le premier virage on rentre dans le vif du sujet LA ligne droite. Tassin étant une ville plutôt dénivelée les organisateurs nous font un peu tourné en rond pour rester sur du « presque » plat. On passe donc 3 fois sur la même ligne droite qui fait environ 2km. Je cours depuis moins de 5minutes et on croise déjà les kenyans premiers en sens inverse… La ligne droite s’éternise, un virage en épingle à cheveux et c’est reparti dans l’autre sens. Le truc vraiment sympa avec cette ligne droite c’est que c’est un joli faux plat. Mais bon maintenant avec mon entrainement le dénivelé c’est du gâteau ! (genre je maitrise).
Pour terminer le 4ème kilomètre on repasse sous l’arche de départ (je vous avais dit qu’on tournait en rond). Tout en courant je repense à l’an dernier, je me rappelle qu’a ce stade là j’étais au plus mal et je manquais de force. A l’inverse cette année ça va plutôt bien. Putain j’ai la patate même, je sens le RP. Enfin c’est ce que je pensais jusqu’à ce qu’on passe à côté de l’arche d’arrivé (oui on tourne en bourrique je sais) et que je vois le chronomètre afficher 25minutes. Merde. On pas encore fait 5km, mais c’est pas possible, mais j’ai fait quoi pendant 5km ?! Pour en rajouter une couche le speaker invite les spectateurs à se retourner pour encourager les premiers qui vont pas tarder à arriver (oui parce que les loosers qui font moins de 5km en 25minutes franchement c’est pas intéressant de les encourager)…
Juste avant le ravito je prends la ferme résolution de ne pas m’arrêter. J’accélère et « oh des quartiers d’orange j’en veux un ! » Bref, tel Kim Kardashian devant une rangée de sex toys biodégradables je ne résiste pas et je m’arrête. Oh pis allez un petit verre d’eau pour faire passer le tout tant qu’à faire. Si vous voulez une recette pour vous blinder le bide pendant une course demandez-moi…
Rassasiée et heureuse je repars, on continue de tournicoter dans Tassin, ça monte un peu, ça descend jamais. Mais j’arrive à garder un bon rythme, plutôt régulier. Un dernier virage et tadaaaa la grande ligne droite. « Bon allez c’est la dernière fois avant l’année prochaine ». Finalement je la supporte plutôt bien cette dernière ligne droite, je double pas mal de monde et ça booste mon égo (désolé pour ceux qui n’aime pas ce faire doubler mais j’en avais vraiment besoin).
On REpasse encore une fois sous l’arche de départ et rapidement je croise le fier panneau du 9ème kilomètre. Gros dilemme. J’accélère ou pas ? SI j’accélère trop je risque de pas gérer. Oui mais j’en ai encore sous le pied. Impossible de me décider jusqu’à ce que j’aperçoive l’arche d’arrivée et que je donne tout. Je passe la ligne d’arrivée comme une dingue prête à courir encore au moins 500mètres… Bon la prochaine fois j’accélèrerai plus tôt !
Le compteur affiche 49’22’’. C’est moins bien que mon RP et moins bien que l’an dernier sur le même parcours (48’34’’). Mais la différence c’est que j’étais encore bien en forme à la fin cette année, je sens vraiment que je suis plus à l’aise sur les longues distances.

Maintenant il me reste plus qu’a faire la même course fois deux et quelques et je validerai mon objectif du semi marathon ! (ambitieux n’est pas ?)
En rentrant je suis passée rendre sa carte bleue à ma voisine. Vous croyez qu’un sourire lui aurait écorché la gueule ? Grognasse

Trail des Forts

Tout a commencé par un pari. A cause de ce pari un copain venait de s’inscrire au 28km du Trail des forts.
– Ça ne te dit pas de le faire aussi ?
– 28km ! Mais t’es malade ça fait beaucoup trop pour moi !!
– Ben sur le 19km alors !
– …
Bien évidement le lendemain j’étais inscrite.
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Mon premier Trail : Eco-Trail de Clairvaux les lacs

Réveil matin 7h30. Deux heures avant le départ. C’est bien la première fois que je ne me dis pas « mais qu’est-ce qu’il m’a pris de m’inscrire à une course qui démarre aussi tôt un dimanche matin », je suis réveillée fraîche et pimpante, prête à affronter le dénivelé clairvalien sur 18km.

parcours trail des lacs

Le départ du trail est à 5minutes en voiture de chez mes parents, c’est d’ailleurs eux qui m’emmènent sur place (l’homme est resté dans les bras de morphée, comme d’hab…).

Arrivée là-bas je me rends compte que les épingles à nourrice sont restées sur le t-shirt que j’ai laissé à la maison. Premier coup de flip. Je renvoie mes parents les chercher pendant que je récupère mon dossard. Nouveau coup de flip, tout le monde à un certif médical en main. Moi je ne l’ai pas pris vu que je l’avais fourni au moment de mon inscription. Je stress un max en attendant de pouvoir récupérer mon précieux sésame et finalement pas besoin de certif ! Ouf ! En cadeau j’ai même droit à une ceinture porte dossard… tant pis mes parents sont déjà en route !

Dossard en main, je me dirige en trottinant vers le lieu du départ, il fait vraiment super chaud. La dernière fois que j’avais couru près du lac j’avais manqué de tomber à cause des plaques de glaces sur le sol. Pas de gel aujourd’hui et je crève de chaud en manche longue. Heureusement en plus des épingles mes parents ont eu la bonne idée de me ramener mon t-shirt, changement express et je suis enfin prête !

Départ Trail des lacsJe prends place dans le peloton de départ, le speakers à l’accent franc comtois nous annonce 600 inscrits. Le départ est donné avec 5 minutes de retard, tous les joyeux coureurs s’élancent sur le parking du lac, on passe le rondpoint (ou le giratoire comme dirait ma grand-mère (prononcer giratouaér)) et direct les choses sérieuses commencent. 80 mètres de dénivelés pour mettre tout le monde d’accord. Arrivé en haut j’entends un mec dire « Il y en a 5 comme ça et on est arrivé ». Ah oui, 5 quand même… On court sur un mini sentier au sommet d’une colline, impossible de doubler où d’être doublé. Même pas un kilomètre et déjà une première cheville foulée devant moi, j’y vois un mauvais présage. Depuis là haut on a une superbe vue sur le lac, mais moi et mes collègues on est pas là pour admirer le paysage. On entame la première descente, sur le bord de la route il y a les parents d’une copine qui m’encouragent « Allez Cocotte ! « . On arrive sur du plat, une belle route en petit gravier mon domaine de prédilection, j’en profite pour doubler pas mal de monde.

Juste après dans une petite montée, il me semble apercevoir devant moi une fille que je connais, je la rattrape. Mais ce n’est pas elle… du coup je me suis complètement grillée et pour rien en plus ! Du coup je marche (première fois et pas  la dernière croyez moi ! )

A l’approche du 5ème kilomètre je commence à appréhender, la veille mon père m’avait dit « ça grimpe pas mal à cet endroit ». J’essaie d’économiser un peu mes forces puisque je ne sais pas trop à quoi m’attendre mais j’imagine quand même un petit sentier et là je me retrouve nez à nez avec … des rochers partout, on est obligé d’y aller avec les mains. Pendant l’ascension je profite d’une vue magnifique sur les fesses du papy devant moi et je me dis que le mec derrière moi doit avoir la même…

Une fois en haut on longe le bord, moi qui ait le vertige je ne suis vraiment pas à l’aise. Enfin le premier ravito. D’habitude je ne m’arrête jamais mais là je prends le temps, un verre d’eau, un verre de sirop, des abricots secs, des oranges. On est au belvédère de la scie, encore un super point de vue, mais j’ai pas le temps je dois terminer la course.

Si jamais vous ne savez pas où passez vos vacances le jura c'est bien : https://www.flickr.com/photos/payslacsetpetitemontgane/
Si jamais vous ne savez pas où passez vos vacances le jura c’est bien : https://www.flickr.com/photos/payslacsetpetitemontgane

C’est sympa de courir en pleine nature, on respire le bon air, on écoute les oiseaux. Non en fait j’entends surtout mes voisins renifler et cracher, ça fait rêver…

Je commence presque à regretter de ne pas avoir fait le 10. Je suis crevée et j’ai super mal à la cheville. Et puis ça monte toujours. On continue de zigzaguer dans les bois, j’en perds mon latin. Pourtant je les connais bien ces bois. Mais on a tellement tourné que je crois que je ne serais pas capable de rentrer chez moi sans balisage.

A un moment il y a une fille dernière mois, elle fait des bruits bizarres, comme si elle pleurait. Je me retourne mais non elle a l’air d’aller bien, d’ailleurs elle me double. On croise une photographe qui nous dit « ça descend un peu après ». Parfait ! Et là on arrive au bord d’une mini falaise de 4 mètres de haut qu’il faut descendre tant bien que mal. Elle est mignonne la photographe, je ferais bien demi-tour pour lui expliquer ma façon de penser.

On continue à crapahuter. Une nouvelle montée, cette fois-ci ils ont mis une corde. Mais 10 personnes accrochées à une corde, c’est pas terrible. Je commence à me repérer à peu près, on arrive au belvédère au dessus de la reculée de la Frasnée.

La frasneeUn jour Gargantua a eu soif et il a écarté deux roches pour boire un coup, d’ailleurs on voit même encore la trace de ces doigts. Comme je le craignais on longe le bord du trou. C’est trompeur car il y a des arbres sur le bord mais je sais que si je glisse j’en ai pour 200mètres avant de m’écraser sur le sol… Les autres ont pas l’air effrayé pour autant, peut-être qu’ils ne savent pas…
On arrive au 2ème ravitaillement. Encore une fois c’est l’orgie, mais j’ai besoin de force ! Je repars sur la route que je connais bien, trop bien même parce que j’en oublie de regarder le balisage, heureusement au dernier moment je me rends compte qu’il faut prendre à gauche. C’était juste. La dernière fois que je suis venue là c’était en voiture, je n’avais pas vu que ça grimpait autant !

Je suis plus ou moins seule à présent, j’ai un peu peur d’être la dernière.

Par terre je vois de plus en plus de tube de gel, ça m’énerve. Déjà c’est dégueulasse parce que c’est en pleine nature (note qu’en ville ça m’énerve aussi) mais en plus ces bois ne sont pas publics. Est-ce que les mecs (ou les nanas) qui ont jetés ça se rendent compte qu’ils sont chez quelqu’un quand ils courent ? Ces bois ont des propriétaires ce sont donc des propriétés privés. Alors certes tout le monde a le droit de venir dans ces bois. Mais est-ce que ces coureurs accepteraient que je vienne jeter mes ordures sur leur petit carré de pelouse ?  SI j’en avais choppé un sur le fait je crois bien que je lui aurais fait avaler son tube.

Au 14ème kilomètre je me rends compte que j’ai un souci avec mon sac de chameau, l’eau n’arrive plus, pourtant au vu des flocs que j’entends derrière moi il y a encore de l’eau dedans.

La veille j’avais repéré qu’à partir du 15ème kilomètres le parcours ne faisait quasiment que descendre. Facile. Sauf qu’a ce stade-là la moindre côte me parait insurmontable, je sais pas comment il avait compté ces 5 côtes le mec du début mais j’aurais bien aimé débriefer avec lui à la fin !

Arrivé à un croisement je vois mon copain et mes parents qui attendent. « ahhhhh j’ai soif ». Mais ils n’ont pas d’eau, heureusement un cycliste juste à côté me passe ça gourde, mon dieu elle est fraiche en plus !

Je regarde mon chrono : 2h05, mon dieu je n’ai jamais couru aussi longtemps ! Pourtant il faut continuer. Encore seule au monde, je me tords légèrement la cheville gauche, du coup pendant quelques temps j’oublie la douleur de la droite.

Et ça descend, et ça descend et… oh non c’est quoi cette côte. Elle n’était pas prévue 😥 Enfin j’aperçois le lac derrière les arbres. Je suis toujours toute seule. J’arrive au camping et je croise plein de gens qui s’en vont. Ils ont fini depuis longtemps, limite ils ont déjà pris leur douche…
Je n’aime pas trop arriver toute seule, j’ai l’impression que tout le monde me regarde, je suis mal à l’aise. En plus c’est sur je suis la dernière. Je passe enfin sous l’arche, le speaker hurle mon nom dans le micro, ouf c’est fini !

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Capital boue totalement raisonnable

J’arrête ma montre à 2h21 et des poussières. Je m’en suis pas si mal sortie que ça pour une grande première. C’était un beau baptême. Mais finalement je ne suis pas sûre d’être prête à affronter le trail des forts à Besançon dans 15 jours !

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